28/04/2014

Nettoyage et lessive : suite. Le contrôle du gréement prévu à 10 H 00 est reporté à 14 H 00 (coût 130 euros) en présence de Gilles : tout va bien, il faudrait simplement remplacer un axe sur une barre de flèche (maintenant ou plus tard). Par contre, une pin du connecteur de la girouette est cassée : à réparer si possible, sinon la girouette devra être remplacée (environ 500 euros).

Romain est bien rentré à Toulouse.

Première visite de transitaire dans la zone frêt du port marchand, le prix annoncé pour l'envoi d'une malle est de 1 000 euros, il faut trouver une autre solution...

Air France Cargo vient de fermer quand nous arrivons à 17 H 05, nous reviendrons demain.

La réparation de la boîte de la survie n'est pas possible, il faut en commander une nouvelle, avec délai minimum d'une semaine et un coût avoisinant les 200 euros.

En vue de notre séjour prochain sur la terre ferme, nous allons visiter une petite résidence.

29/04/2014

La climatisation de la voiture et le hublot ouvert au-dessus de notre tête dans notre cabine, ont provoqué un coup de froid chez le capitaine et des douleurs aux cervicales chez la capitaine en second, petites natures !

Air France Cargo nous donnera un tarif plus raisonnable, de l'ordre de 250 euros. Quelques courses et nous restituons le véhicule loué. La girouette est finalement réparée (100 euros) et le capitaine achète du contre-plaqué pour du bricolage en suivant (étagère compartiment moteur qui supportera le groupe électrogène, tout cela pour gagner de la place).

La capitaine en second monte le capitaine en haut du mat pour une ré-installation de la girouette et donc l'accès à nouveau aux indications de vent.

Le temps est gris et le capitaine souffre d'une grosse crise inflammatoire.

30/04/2014

Depuis notre retour en Guadeloupe le 24 Avril, nous constatons qu'il fait plus chaud pendant la journée et plus humide le soir. Nous arrivons en fin de carême, haute saison touristique où le temps est théoriquement sec et tiède avec alizés et courtes averses, des restrictions d'eau sont d'ailleurs effectives dans certains villages. La saison chaude et humide, appelée hivernage, aux dépressions tropicales fréquentes, pendant laquelle peuvent survenir les cyclones va peu à peu se mettre en place pendant les semaines à venir, l'air devient lourd et moite et c'est vraiment bien le cas en ce moment.

Nous partons à 13 H 00 de la marina de Bas-du-Fort en direction des Saintes. Nous croisons un catamaran à deux mâts, voilier très rare, dixit le capitaine.

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15 nœuds de vent et une petit houle de 1 mètre : la navigation devrait être plaisante mais la capitaine en second ne la trouve pas super agréable, la houle étant de travers arrière.

Nous prenons la dernière bouée disponible devant l'îlet à Cabri à 17 H 15 après avoir une nouvelle fois abandonné l'idée du mouillage au Pain de Sucre : trop agité.

Le capitaine trouve l'eau très bonne même si nous ne faisons plus confiance à notre sonde qui nous annonce une température de 55,4°C...Cherchez le bug !

A la nuit tombée, nous apercevons 3 énormes poissons éclairés par la lumière bleue d'un bateau à moteur proche de nous. Visiblement en chasse, ils sautent même brièvement hors de l'eau et nous pensons qu'il s'agit de barracudas. Décidément, se baigner la nuit est peut-être un peu risqué par ici.

01/05/2014

Cette nuit, la bouée s'est manifestée à plusieurs reprises en tapant violemment contre la coque et a donc perturbé le sommeil léger de qui vous savez.

1er Mai, pas de muguet en vente dans le village de Terre-de-Haut et beaucoup moins de ferrys qu'habituellement.

Nous trouvons quand même pain, tourments d'amour et délicieux boudins antillais vendus par une mamie créole.

Depuis le quai réservé aux annexes, nous voyons de grosses étoiles de mer orangées et des bancs de minuscules poissons, l'eau est toujours très claire ici, même au niveau du « port ».

02/05/2014

A 8 H 15, le capitaine enfile son shorty et part faire du palmes/masque/tuba. A son retour, il est aux anges, à double titre  : c'est sa plus belle plongée depuis son arrivée aux Antilles, donc depuis toujours et il a eu la chance de voir, ce qui est exceptionnel, deux Anges Royaux, aux couleurs magnifiques, plus beaux que dans toutes les photos consultées dans des livres ou sur internet !

Il a vu aussi, en plus des classiques, un poisson Chevalier (blanc et noir), une Girelle Tête Jaune, une Serpentine Dorée et plusieurs autres non identifiés.

Dans l'après-midi, le capitaine emmène son second faire du snorkeling, les fonds sont toujours riches, mais moins que ce matin (les sites visités moins profonds). La capitaine en second est quand même totalement ravie d'avoir vu : Pagres Vivaneaux, Cardinaux, Serrans, Créoles, Castagnoles, Soleil Bâtard, Fée Tête Noire, Bogues, Carangues Franches, Sergent-Major, Baliste Royal, Chirurgiens, Perroquets, Girelles tête Bleue, Gorettes, Demoiselle,...Tout cela dans 0,50 à 2,50 mètres d'eau !

Vers 16 H 00, le capitaine repart en plongée, avec bouteille cette fois mais revient trois quarts d'heure après, un peu déçu de n'avoir pu se rendre sur le spot souhaité à cause d'un filet de pêche tendu à cet endroit-là.

03/05/2014

Encore une nuit courte.

En matinée, snorkeling à nouveau pour le capitaine. Véritable aquarium une fois de plus, dont à nouveau des Anges, Monsieur est chanceux.

Nous allons ensuite nous poser dans un mouillage à Terre-de-Bas, beaucoup trop rouleur : nous y restons juste le temps de déjeuner très tôt, goûter l'abricot-pays (de la taille d'un melon) moyennement apprécié, photographier quelques gouziers et lever l'ancre à 12 H 15 précises.

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Nous sommes à Malendure, devant les îlets Pigeon (dits Réserve Cousteau) à 16 H 00 mais le lieu est trop remuant pour y passer la nuit, nous poussons alors jusqu'à Deshaies où nous nous posons un peu avant 18 H 00. Beaucoup de bateaux sont déjà présents ainsi que le vent et la houle.

Nous testons ce soir le corossol, fruit vert à aspérités et à la chair blanche. Pas mangeable du tout, il n'est en fait pas mûr même si nous l'avons acheté il y a déjà quelques jours et que les fruits mûrissent en général vite et bien sur le bateau.

04/05/2014

Nuit affreuse pour le capitaine en second.

Départ à 10 H 00 pour Deshaies en annexe. S.V.P., pas de commentaire sur nos achats du jour qui sont : pain, poulet et rhum. Un long serpent ou poisson-serpent est aperçu devant le dinghy dock. Nous faisons un arrêt à un Club de Plongée pour récupérer quelques infos.

Retour sur le bateau, le capitaine reprend son équipement de snorkeling pour un tour qui sera court : de petites méduses blanchâtres, aux longs filaments transparents le piquent. Rien de grave, quelques granules homéopathiques et il n'y paraîtra plus. Il semblerait que la présence de ces bestioles soit due à la température élevée de l'eau en ce moment.

La moiteur s'est accentuée pendant la journée et il fait bien gris.

05/05/2014

La capitaine en second n'a dormi que deux heures à peine à cause d'une houle de travers d'enfer !

En matinée, nous partons en annexe et nous amarrons au quai où un sublime petit poisson turquoise (non identifié) se laisse apercevoir.

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Balade agréable mais ardue pendant deux heures et demie, d'abord à travers les quartiers huppés de Deshaies, puis à travers la forêt et sa végétation abondante et ensuite le long d'une rivière remplie de pierres volcaniques et à l'eau ferrugineuse.

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De jolies fleurs agrémentent le parcours

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et le soleil est brûlant sur une grande partie du trajet escarpé (petit coup de soleil aux épaules pour Madame).

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06/05/2014

Encore une nuit pas douce ! Et donc un mal de tête lié au manque de sommeil.

Nous levons l'ancre à 9 H 00, le bateau des douanes françaises vient s'amarrer dans la baie pour la deuxième journée consécutive. Cherchent-ils un bateau en particulier ?

Vers 11 H 00, amarrage à une bouée réservée aux bateaux de plaisance à l'îlet Pigeon. Malgré la profondeur (8 mètres), l'eau est transparente, les plongeurs (apnée ou bouteille) nombreux.

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Le capitaine se jette à l'eau une grosse demie-heure et ici aussi, les fonds sont poissonneux. Nous sommes dans une réserve, et les poissons s'ils ne sont pas plus nombreux que sur les sites des Saintes, ils sont par contre nettement plus gros (en particulier les Perroquets qui sont de belle taille). Nous repartons après déjeuner, vers 13 H 00 avec 15 nœuds de vent de face et une mer du vent de un mètre face à nous. Navigation au moteur pas sympa, même le capitaine en convient,...

Nous sommes amarrés à une bouée devant l'îlet à Cabri à 18 H 00, deux autres bateaux seulement sont présents (la baie avait l'air moins confortable).

Le capitaine s'entaille sous le pouce en s'attaquant à une noix de coco, difficile à ouvrir, comme chacun sait. Les démangeaisons sont revenues depuis 2/3 jours dans le cou et le décolleté de la capitaine en second.

07/05/2014

L'allergie au soleil est « sortie » : rougeurs et urticaire pour Madame : nouvelle « cure » d'homéopathie à débuter en suivant et protection 50+ en parallèle.

Départ à 9 H 00 en annexe vers Terre-de-Haut où nous prenons une navette à 9 H 30 pour Terre-de-Bas, autre île moins touristique des Saintes, présentée il a quelques semaines. Le ciel est uniformément gris et il commence à pleuvoir.

Après un arrêt au petit office de tourisme de Grande-Anse et la commande de sandwichs à emporter au bar voisin, nous voilà partis sous la pluie mais avec un parapluie, nous commençons à devenir prévoyants ! De belles maisons créoles, très colorées, parsèment le village.

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Nous marchons pendant plus de deux heures, faisons un stop à la table d'orientation où nous croisons les deux seules autres personnes rencontrées, mais ne pouvons malheureusement pas profiter du panorama, la vue étant totalement bouchée. Au fur et à mesure de notre ascension/progression, le temps s'éclaircit et nous contemplons la végétation, les fleurs exotiques, les cabris, les colibris, les iguanes. Le silence n'est perturbé que par les chants des oiseaux, le bêlement des ovins ou le chant des coqs qui s'époumonent à toute heure du jour.

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L'île est vraiment calme, c'est une marche en communion avec la nature.

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Premier retour à la civilisation pour la pause déjeuner à la mare de Petite Paquette dans le village de Petites-Anses. Tortues, iguanes, oiseaux nous accompagnent dans ce cadre très bucolique, où des bancs ont été ajoutés.

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Boire un café n'est pas possible, le seul bar étant fermé, nous buvons donc un jus de fruit sur la place ombragée et déserte du bourg. On a l'impression d'être totalement hors du temps...

Le tremblement de terre de fin 2004, suivi de nombreuses répliques a certainement du ralentir la progression du nombre de touristes.

Retour par une route différente, toujours de belles fleurs, arbres et arbustes mais le soleil est maintenant très violent et les dénivelés importants empruntés depuis ce matin commencent à se faire sentir dans nos pieds et nos chevilles.

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FLAMBOYANT

Nous arrivons au bout de deux heures à Grande-Anse et allons quelques minutes à la plage aux nombreux crabes, avant de regagner Soleil des Iles, notre navette qui nous dépose à Terre-de-Haut. Ne trouvant pas de pain à emporter, nous nous rabattons sur des glaces, consommées sur place.

Nous rejoignons Lilovan vers 16 H 30 en même temps que le petit bateau à moteur de LSM qui vient pour le règlement de la bouée.

08/05/2014

Aujourd'hui, le capitaine fera une longue sieste, sa crise inflammatoire le fatigue beaucoup.

09/05/2014

une houle de travers, importante a bien perturbé la deuxième moitié de la nuit. Ensuite, comme à l'accoutumée, les pêcheurs passent près de nous, entre 4 H 30 et 6 H 00 du matin.

Nous démarrons le moteur à 9 H 30 et enlevons avec difficulté l'amarre qui s'était entortillée autour de la bouée.

Dernière navigation pour rejoindre Pointe-à-Pitre, le capitaine a un peu le cafard,... Le ciel est gris, la houle, presque à 2 mètres et le vent nous accompagne.

A l'approche de notre destination, nous croisons plusieurs ferrys, porte-container et voiliers, rarement vu autant de monde dans le coin.

Nous nous amarrons finalement vers 14 H 00 à la Marina de Bas-du-Fort après avoir rempli le réservoir de gas-oil, le mouillage devant le port s'avérant trop rouleur et une alerte aux forts orages étant émise.

Effectivement, le ciel devient de plus en plus sombre et il se met à bruiner.

Gilles et un de ses équipiers passent et repartent vers 18 H 30 après avoir pas mal discuté et monté le capitaine à la première barre de flèche pour avancer sur le problème de l'axe (qui ne sera pas résolu cette fois-ci).

A 20 H 30, départ pour Pliane, commune du Gosier, avec le propriétaire du studio que nous allons vraisemblablement louer dans quelques jours, quand nous serons sans domicile fixe, le bateau reprenant la mer sans nous. Il s'agit d'un mini-appartement aménagé dans le sous-sol de la maison dont il occupe le rez-de-chaussée. Ce n'est pas le grand luxe, mais cela nous convient.

Retour à la Marina une heure après, de plus en plus d'éclairs zèbrent la nuit et la pluie semble bien installée.